La revue : Musique – Thérapie – Communication n°64

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64ème numéro de « Musique – Thérapie – Communication » avec 5 articles traitant de différents thèmes. Tout d’abord fin de « Un temps de répit, ou la musique au quotidien en accueil temporaire » de Leslie Cros puis un nouveau questionnement de Roland Vallée : « La question du sens donné à son travail auprès des personnes atteintes de polyhandicap dans la dialectique du dire, du faire, et de l’être », nous avons là une réflexion qui rejoint bien des témoignages qui nous sont rapportés, à savoir notre vécu en tant qu’acteur auprès de personnes en souffrance et notre nouvelle appréhension des actes, en fonction de la musicothérapie. Jean-Michel Collongues avec : « Musicothérapie, musique, bienfaits pour le corps et l’esprit » nous rappelle ce que l’on pourrait qualifier de « fondamentaux » de la musicothérapie. Nous savons tous que mettre en place un atelier est un travail assez complexe qui, lorsqu’on occupe d’ordinaire une fonction différente, devient problématique. Laurence Blockmans nous en donne une description avec : « Corps et musique – Création et évolution du projet « corps et musique » qui allie psychomotricité relationnelle et musicothérapie ». Enfin, William Gosset, répondant à la demande d’une directrice d’établissement, nous invite à « La musicothérapie dans tous ses états. Gestion du stress en entreprise par percussions corporelles et expression vocale et gestuelle ».

Nous constatons que la musicothérapie, tout particulièrement dans ses applications, fait souvent partie des interventions dans les institutions. Il serait souhaitable d’autre part, que l’éveil musical soit développé dès la petite section de maternelle et ce jusqu’au CM2, il est clair que ceci aurait un impact bénéfique tant sur les apprentissages que sur les relations… Cela viendra ! N’oublions pas que l’intérêt pour la musique a mis pas mal de temps à se mettre en place. Dans « Le tour de la France par deux enfants » de G. Bruno, Eugène Belin, 1898, madame Gertrude encourage André et Julien à faire plus tard de la musique car « la musique est une distraction intelligente : elle élève nos cœurs en exprimant les grands sentiments de l’âme, l’amour de la famille, de la patrie, … ». Nous avons là les mêmes propos que l’on retrouve dans plusieurs assertions…

De nos jours… nous allons beaucoup plus loin ! J’ai ainsi appris qu’un vétérinaire, fromager, du canton de Berne pense affiner son emmental en passant de la musique. Les lecteurs de M-T-C ne sont, bien entendu, pas surpris car dans le n° 59 de juin 2016, nous citions les travaux d’Evariste sur les protéodies. Quant à moi, je ne vois que du positif ! Si on améliore par la musique la qualité du fendant et du fromage de Bagnes en jouant du cor des Alpes, la raclette n’en sera que meilleure !
Je ne saurais terminer cet éditorial de décembre 2018 sans faire une petite mention sur les musiciens qui ont vécu l’horreur de l’hécatombe qui se termina il y a 100 ans. Bien entendu je ne peux tous les citer, nous pensons à Debussy, Ravel, Ralph Vaughan Williams, directement concernés ou Enrique Granados, victime collatérale.

G.D

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