La revue : Musique – Thérapie – Communication n°65

ÉDITORIALcouverture mtc 65

Dans ce numéro 65, nous proposons trois textes de trois auteurs aux origines différentes mais qui ont un lien commun : le souci d’aider au mieux les sujets auxquels ils s’adressent, ce qui entraîne beaucoup d’interrogations.

Ainsi, Jean-François Paillard, infirmier en hôpital psychiatrique, présente dans « Entre les lignes », la mise en place de la musicothérapie en santé mentale avec tous les questionnements que cela peut provoquer

  • Le projet a-t’il été bien exposé ?

  • Le choix des patients est-il judicieux ?

  • Le choix des propositions était-il pertinent ?

  • S’est-on plus préoccupé de la performance que de la créativité ?

  • Comment élaborer une grille d’évaluation ?

Sylvie Labbé, aide-soignante dans un service d’addictologie et d’endocrinologie expose les différents moments de la création d’un atelier à médiation dans « Je, tu, il, nous com’en sons ». À la lecture de ce texte, nous constatons qu’elle a eu à tenter de résoudre de multiples questions toujours liées au mieux-être des patients.

Dans le troisième article, « La passion de l’être à l’épreuve du regard et du silence », Roland Vallée nous demande avec insistance de penser à signifier à l’autre qu’il existe, à part entière, ce n’est pas seulement un quidam que l’on évalue…

Il se trouve que dans le numéro 5 de Musique-Thérapie-Communication… de juin 1989… un article, « Musicothérapie, passage à vivre » posait quelques questions de ce type :

Quel est le rapport entre l’espace sonore et l’intensité de la rencontre ?

Suis-je capable d’être à l’écoute du rythme de l’autre ?

Quelle est ma réaction à une passivité apparente ? Attente, « forcing », abandon ?

Cet article était signé Roland Vallée !

En couverture, un œuf de mésange, de mésange bleue, pour être précis. Différentes espèces viennent très près des habitations bordées d’arbres. C’est un symbole de sociabilité et de spontanéité dit-on… Je ne m’avancerai pas trop sur ce terrain car il me semble que le rouge-gorge qui ose parfois s’aventurer, se fait vertement rabrouer… Il y a toujours une chose que nous apprécions (et pas seulement venant de la mésange) c’est le chant des oiseaux qui nous surprend bien souvent. Je pensais donc à ça lorsque je me suis dit que bien entendu les oiseaux ne « font pas de musique » (pas plus que les baleines ou mes chattes) mais… je peux entendre le chant des oiseaux (ou des baleines)… donc je dois pouvoir avancer que l’auditeur est, d’une certaine façon, créateur de l’œuvre… Et même, parfois, quand on met un morceau de musique (d’après le compositeur et nous) contemporaine ou extra européenne ou… un auditeur peut très bien nous dire « ce n’est pas de la musique ».

Bien entendu ce questionnement n’est pas nouveau (mais… pour certains musicothérapeutes il peut être bon de le rappeler…) il est évident que quand Eric Satie a introduit des sons extérieurs à l’orchestre (« Parade ») il a pas mal fait bouger les choses. Intéressantes aussi les utilisations des fréquences, nous avions parlé déjà des protéodies (M-T-C n°59), Jean Thoby maintenant passe de l’autre côté puisqu’il « écoute » la musique des plantes… Autre chose encore : « une fleur a été exposée à deux fréquences, l’une de 35 Hz celle du vol des chauves-souris, l’autre de 1 Hz celle du vrombissement du bourdon. C’est seulement en entendant la fréquence du pollinisateur que la plante a augmenté sa production de pollen ! (Sciences et avenir – Les fleurs ont l’oreille fine » juin 2019.)

Il me semble important de se documenter sur tous ces travaux qui présentent un grand intérêt et, en même temps, de bien resituer notre action en musicothérapie… qui est, avant toute chose, du domaine relationnel.

G.D.

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